fbpx
On ne peut plus vraiment l’éviter !

L’addiction au plastique de notre société est une vraie plaie, qui non seulement a un impact environnemental, mais aussi sur notre santé en général.

Pollution des océans, des eaux potables, amoncellement de déchets, sans parler des perturbateurs endocriniens, qui peuvent entraîner cancers, malformations congénitales, suppression du système immunitaire et problèmes de développement chez les enfants, pour n’en citer que quelques uns. Rappelons-nous que la publicité et les médecins nous préconisaient la cigarette il y a quelques décennies…

Chez SuperSouper on croit au pouvoir du choix individuel pour un impact global. On t’encourage à ne plus soutenir cette industrie et à boycotter le plastique en l’éliminant (ou au moins en le réduisant) de ta vie.
Pas de panique ! Ça parait beaucoup comme ça, mais avec quelques actions clés on réduit déjà 70% de sa consommation de plastique.
On te donne nos astuces plus bas dans l’article. Mais avant, parlons plus en détails des dangers du plastique pour la santé.

1. LES DANGERS DU PLASTIQUE POUR LA SANTÉ

Une contamination directe et indirecte dans ton assiette

Les risques liés à la contamination du plastique sont réels et incluent la liste non exhaustive des maladies suivantes :
– Perturbations endocriniennes
– Cancer
– Dysfonctionnement du foie
– Maladies de peau
– Bronchites chroniques
– Changements hormonaux et génétiques
– Arrêt ou ralentissement du système immunitaire
– Dommages structurels du cerveau
– Malformations congénitales (anomalies morphologiques) chez l’enfant
– Augmentation de la masse graisseuse et risque d’obésité
– Infertilité

Ces risques proviennent à la fois du contact des aliments avec le plastique, encouragé par l’industrie alimentaire mais aussi indirectement de l’impact du plastique sur la chaîne alimentaire marine par la pollution des océans.

• LE PLASTIQUE DANS L’INDUSTRIE AGROALIMENTAIRE

Le plastique est pratique, peu coûteux et pratiquement incassable, ce qui fait de lui le roi des contenants utilisés par l’industrie agroalimentaire. Ses propriétés le rende tentant à utiliser pour stocker les aliments chez toi ou pour préparer tes repas à emporter.
Cependant, le plastique est un véritable concentré de produits chimiques !

Pour n’en nommer que quelques uns, il contient des phtalates, du bisphénol-A (BPA) ou l’un de ses remplacements similaires – comme le BPS. Cependant, ces substituts seraient potentiellement tout aussi toxiques sans pour autant être soumis à une quelconque réglementation (au-delà de leur toxicité crainte, ces nouveaux matériaux plastiques perturbent le recyclage).
Les phtalates agissent comme des modulateurs endocriniens et entraînent chez de nombreuses espèces, les mâles à devenir femelles. Chez les humains, les phtalates ont été associés à des problèmes de naissance prématurée, des troubles neurocomportementaux chez les nourrissons, ou encore une résistance à l’insuline pouvant entraîner le diabète.
Le BPA quant à lui est un perturbateur endocrinien connu qui est lié à un certain nombre de problèmes de santé (voir ci-dessus), en particulier chez les femmes enceintes, les fœtus, les jeunes enfants, mais aussi chez les adultes.

Le problème est pourtant beaucoup plus global que quelques produits chimiques isolés qui ont obtenu un intérêt médiatique récemment (comme le bisphénol-A – BPA par exemple).
Le danger, ce sont tous les produits chimiques que les industriels rajoutent pour le rendre plus souple, plus résistant, coloré, transparent. À l’usage, les éléments toxiques présents dans les plastiques peuvent migrer vers les aliments.
> Le phénomène de migration vers les aliments favorisé par certains facteurs
Ce phénomène de migration est favorisé par certains facteurs : la chaleur, la teneur en corps gras de l’aliment, ou encore le vieillissement du récipient.

Évite à tout prix (au risque de retrouver ces substances toxiques dans ton corps) :

La combinaison plastique / micro-onde
Réfléchis-y la prochaine fois que tu veux réchauffer ton tupperware – même si le récipient indique le contraire.
Le contact du plastique avec des corps gras (aliments riches en lipides)
C’est donc une mauvaise idée de stocker des plats à base d’huile, de l’avocat, du beurre, du fromage ou des noix de macadamia dans un récipient en plastique et/ou en contact avec du film plastique. De même qu’acheter des plats préparés dans des récipients en plastique n’est pas sans danger.
De réutiliser tes bouteilles en plastique (les multiples utilisations et le lavage provoquera la dissolution du plastique, qui se retrouvera alors dans ton eau). Ne pas acheter de bouteille en plastique en premier lieu est une bonne idée.

• MICROPLASTIQUES AFFECTANT LA CHAÎNE ALIMENTAIRE

Un problème tout aussi alarmant est la décomposition du plastique en minuscules morceaux. Ces particules microplastiques, qui mesurent moins de 5 millimètres, se retrouvent dans les océans, et portées par les courants océaniques, elles couvrent maintenant environ 40% des surfaces océaniques mondiales.
Elles sont consommées par les poissons et autres formes de vie marine, ce qui est bien connu. Mais ce n’est pas seulement la vie marine qui ingère ces microplastiques – toi aussi probablement, quand tu consommes poisson ou fruits de mer.

Ces plastiques invisibles viennent :
– Des vêtements synthétiques comme la polaire, l’acrylique ou le polyester. Les microfibres provenant des vêtements sont libérées lors du lavage, à hauteur de 1 million de tonnes par an.
– Des microbilles – ces minuscules billes de plastique que tu trouves dans ton gel exfoliant ou ton savon. Les microbilles sont tellement petites qu’elles sont évacuées directement dans les canalisations et traversent facilement les usines de traitement des eaux usées, car les filtres utilisés sont trop petits pour les attraper.
– Des microplastiques secondaires : les plastiques à usage unique comme les couverts, les sacs, les pailles et les récipients à emporter comptabilisent 8 millions de tonnes de déchets qui se déversent dans les cours d’eau chaque année. Ces articles se décomposent en microplastiques et envahissent en fin de parcours les océans.

• L’EAU POTABLE

Mais si le plastique microscopique se trouve dans les océans, les lacs et les rivières, se trouve-t-il aussi dans l’eau potable?
Des milliards de personnes dans le monde boivent de l’eau contaminée par les particules de plastique, 83% des échantillons globaux étant pollués (étude d’Orb Media, 2017).
Les États-Unis ont le taux de contamination le plus élevé, avec des fibres plastiques trouvées dans l’eau du robinet à 94% des échantillons. Les pays européens, notamment le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France ont le taux de contamination le plus faible, mais cela s’élève quand même à 72% (d’où l’intérêt d’utiliser un filtre pour son eau potable).

L’eau de bouteille en plastique n’est pas une meilleure idée et présente des risques graves pour ta santé (voir plus haut : BPA, Phthalates liés notamment aux perturbateurs endocriniens) ainsi qu’un coût environnemental catastrophique qui alimente la pollution des océans.

2. LES DANGERS DU PLASTIQUE POUR L'ENVIRONNEMENT

La solution est à terre

Les plastiques posent non seulement un problème dans les produits utilisés, mais aussi une fois à la poubelle. Alors que près de 50% des déchets plastiques vont dans les décharges (où ils resteront pendant des centaines d’années), les 40-45% restants disparaîtront dans l’environnement, endommageant les écosystèmes marins et entrant dans la chaîne alimentaire. Les 5-10% restants sont recyclés (chiffre mondial – en France, nous recyclons 20% des plastiques).

Nous produisons actuellement près de 300 millions de tonnes de plastique chaque année, dont la moitié est à usage unique. Plus de 8 millions de tonnes de plastique sont déversées dans nos océans chaque année.
– Le packaging est le segment de marché qui utilise le plus le plastique et couvre un peu plus de 40% de l’utilisation totale de plastique.
– Chaque année, environ 500 milliards de sacs en plastique sont utilisés dans le monde entier. Plus d’un million de sacs sont utilisés chaque minute.
– Un sac en plastique a une « durée de vie » moyenne de 15 minutes.
– Au cours des dix dernières années, nous avons produit plus de plastique que pendant tout le siècle dernier.
– 14% des déchets provient des boissons (eau en bouteille, sodas, etc). Lorsque les bouchons et les étiquettes sont pris en compte, le nombre est beaucoup plus élevé.

La libération de produits chimiques toxiques opère également pendant la fabrication du plastique. Une foule de substances chimiques cancérigènes, neurotoxiques et hormono-perturbatrices sont des ingrédients standards et deviennent donc des déchets du processus de production. Elles se retrouvent inévitablement dans notre écologie à travers la pollution de l’eau, de la terre et de l’air.

3. COMMENT LIMITER LES RISQUES & L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ?

Fais partie de la solution au lieu d’être une part du problème. Petit à petit, en faisant des micro changements chaque semaine ou chaque mois, pas besoin de tout révolutionner du jour au lendemain (bien que possible) !

Nous t’encourageons à :

• EN CUISINE
– Achèter des produits non transformés, frais et les transformer toi-même. Tu évites ainsi les emballages des plats préparés, des produits laitiers (yaourts, fromages, etc) ou d’autres produits de l’industrie agroalimentaire
– Utiliser des contenants en verre pour stocker les aliments. Dis bye-bye aux tupperwares et au film plastique.

• À LA MAISON
– Réaliser toi-même tes produits ménagers (DIY)

• AU BUREAU, AU SPORT, OU EN DÉPLACEMENT
– Investir dans une gourde en inox ou en verre et laisser de côté les bouteilles d’eau en plastique
– De même dans un gobelet/mug en inox, utilisable à l’infini

• EN SORTIES
– Refuser les pailles jetables dans tes cocktails & smoothies (à la maison tu peux même te procurer des pailles en inox ou en bambou)
– Éviter la livraison de repas, les plats à emporter (ou bien amène ton propre récipient) et mange sur place
– Prévoir un set de pique-nique en bambou, c’est léger et #noplastique

• DANS TON MODE DE VIE
– Réduire au maximum les emballages dans tes achats de la vie courante (produits de toilette, cosmétiques, hygiène intime, produits ménagers, etc)
– Privilégier les achats de vêtements en tissus naturels et non synthétiques

EMBARQUE AVEC NOUS DANS LA RÉVOLUTION #NOPLASTIQUE !

DÉCOUVRIR LES AUTRES ASTUCES